Comment lui faire accepter un divorce ?

En France, près d’un couple sur trois divorce : c’est presque un phénomène de société. Il ne faut pas pour autant faire les choses à la légère. Surtout pour l’annoncer aux enfants. Les conseils de Clairette Hammer, psychanalyste.
Vous allez divorcer. Comme toute décision délicate, il faut analyser clairement les conséquences, surtout pour vos enfants. Clairette Hammer, psychanalyste, psychothérapeute et auteur du livre Les enfants, on se sépare (éditions Flammarion) nous donne quelques conseils pour bien gérer la situation.
Restons en Forme : Comment les parents doivent-t-ils annoncer leur décision à leur enfant ?
Clairette Hammer : Faire accepter un divorce est une chose très délicate, voire impossible. Au mieux, les parents peuvent limiter les dégâts. Les parents et les enfants doivent au préalable se réunir dans une pièce pour en parler. Les parents exposent clairement les choses : ils ont décidé de se séparer parce qu’ils ne s’aiment plus, d’un commun accord. Tout comme on s’unit en se mariant, on se sépare en divorçant. Ce qu’il faut que les enfants comprennent avant tout, c’est que si le mari et la femme se séparent, la relation père et mère vis-à-vis de l’enfant, elle, ne change pas. Les couples se défont, mais les parents continuent d’exister. On peut leur dire que la même chose peut leur arriver avec des amis avec qui ils ne s’entendent plus. Jusqu’à 3 ans, l’enfant ne peut pas réagir. A partir de 6 ans, il est plus dur de lui annoncer, parce que l’enfant est bien plus conscient du problème.
Restons en Forme : Est-ce que l’enfant a son mot à dire sur son futur mode de vie ?
C. H. : Ce sont les parents qui prennent la décision de divorcer, pas l’enfant. Par conséquent, c’est à eux de s’organiser d’abord sur son futur mode de vie. Mais, vers 13-14 ans, les parents peuvent demander l’opinion des enfants sur leur décision, organiser des réunions où ils exposent eux aussi leur point de vue. Le rôle des parents est alors de les écouter. Car, souvent, les adolescents aiment avoir leur mot à dire. Mais, dans tous les cas, la décision des parents doit être prise dans l’intérêt de l’enfant.
REF : Comment faire pour que les enfants ne se sentent pas responsables ou pris à parti dans le conflit ?
C. H. : Pour cela, ils doivent discuter longtemps à l’avance des détails matériels et financiers. Les enfants doivent être exclus de toute tractation d’argent. Tous les détails pratiques doivent être réglés avant pour qu’ils vivent leur nouvelle vie au mieux. Pour qu’ils ne se sentent pas responsables, on ne les mêle tout simplement pas aux histoires sentimentales. La vie des enfants doit être bien distincte de celle des parents. Si le père ou la mère entame une nouvelle relation, il faut d’abord que les parents éclaircissent le problème du divorce avant. Et annoncer la nouvelle relation seulement si elle est sérieuse, et bien évidemment laisser un laps de temps nécessaire pour ne pas traumatiser l’enfant. Sinon, il aura peur de l’abandon. En somme, le parent doit vivre sa nouvelle vie amoureuse quand l’enfant est chez l’autre. Les enfants ont besoin de se sentir sécurisés et protégés. Cette situation peut parfois être bénéfique pour tout le monde : un père qui n’était pas très présent va se voir responsabilisé par la garde de son enfant, et s’en rapprocher. A l’inverse, une mère qui couvait trop son enfant va prendre un peu plus de temps pour elle.
REF : Quelle est la meilleure solution pour l’équilibre des enfants, la garde alternée ou le fameux un week-end sur deux ?
C. H. : Ça dépend de l’entente des parents et de l’âge des enfants. Jusqu’à 3 ans, il est préférable que ça soit la mère qui le garde. Dans tous les cas, le tout-petit ne doit pas être éloigné de la mère plus d’une nuit. On peut confier l’enfant à sa mère jusqu’à l’âge de 6 ans si elle est fiable et compétente, et l’enfant continue bien entendu de voir son père régulièrement. Si l’entente entre les parents est bonne, cet accord se fait à l’amiable. A partir de 13 ans les ados peuvent donner leur opinion, et si la garde alternée leur convient mieux, vous pouvez envisager cette solution.
REF : Est-ce qu’un suivi psychologique est conseillé ?
C. H. : Toujours. C’est conseillé que l’enfant se confie à une personne neutre, dans un lieu neutre. Le divorce est souvent vécu comme un échec, il y a beaucoup de chagrin qui en découle. Il peut aussi s’agir de quelqu’un de la famille, un oncle, une tante, un proche. Mais ces personnes sont rarement neutres dans les conflits familiaux…
Christelle Assenarre

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REF : Quelle est la meilleure solution pour l’équilibre des enfants, la garde alternée ou le fameux un week-end sur deux ?
C. H. : Ça dépend de l’entente des parents et de l’âge des enfants. Jusqu’à 3 ans, il est préférable que ça soit la mère qui le garde. Dans tous les cas, le tout-petit ne doit pas être éloigné de la mère plus d’une nuit. On peut confier l’enfant à sa mère jusqu’à l’âge de 6 ans si elle est fiable et compétente, et l’enfant continue bien entendu de voir son père régulièrement. Si l’entente entre les parents est bonne, cet accord se fait à l’amiable. A partir de 13 ans les ados peuvent donner leur opinion, et si la garde alternée leur convient mieux, vous pouvez envisager cette solution.
comment osez vous tenir de tels propos encouragant ainsi tels que celà visant l’exclusion du père ? quelq preuves avez vous pour nier ainsi la résidence alternée, et même un droit d’hébergement jusqu’à six ans, savez vous combien d’enfants de parents séparés passent très tôt des nuits chez leur père sans subir aucun trouble. Ce qui est dangereux c’est plutôt de conduire à la situation encor trop répandue d’orphelanisation de l’enfant d coté de son père. L’enfant à besoin de ses deux parnts pour grandir, comment voulez vous qu’un enfant soit sécure en étant privé de son père, qu’il verrait d’après vos propos quelques demi journées par mois (2 à 4) jusqu’à 6 ans. Combien d’enfants dont le père est contraint à cette position d’exclusion où les npe sont classées sans suite, n’étant qu’un encouragement de plus à l’installation d’un matriarcat néfaste à l’enfant, ne voient plus leur père, que vous pointerez sans doute comme démissionnaire sans vous posez la question de savoir si cet état de fait est humain et acceptable tant pour l’enfant que pour le père.
Je trouve navrant qu’aujourd’hui des personnes qui se disent professionnel, spécialistes d’une non science tiennent de tel propos qui mènent à soutenir une discrimination insoutenable.
je pense que les deux parents sont indispensables pour bien grandir psychologiquement.
j’ai 11ans et le père est important pour par exemple voiture …
la mère est importante aussi pour des sujets peut etre plus délicat
mais je ne vois pas ou la mère serait plus importante juska 3ans
jai l’exemple de mon petit cousin
il a deux ans et demi et sa mère(ma tata) le garde tout seul.
son père (pour moi inconnu) a laissé ma tata seul après avoir apris qu’elle etait enceinte.
voila