Reconnaître les signes de la boulimie

L’omniprésence d’un idéal de minceur est l’une des causes de recrudescence de la boulimie chez les adolescents et les jeunes adultes. En France, on estime que trois adolescentes sur dix connaissent une période de boulimie. A l’origine presque exclusivement féminine (90 % des boulimiques sont des femmes), cette maladie touche néanmoins de plus en plus de garçons. Pourtant, elle n’est pas une fatalité : s’il dissimule ses dérives alimentaires avec ruse, l’ado boulimique, une fois repéré, accepte généralement l’aide qu’on lui propose. Grâce à un suivi psychologique et nutritionnel, parfois très long, il guérit la plupart du temps. Néanmoins, plus le mal est décelé tardivement, plus la guérison sera fastidieuse et ponctuée de rechutes. Alors mieux vaut réagir rapidement aux premiers signes.
Qu’est-ce qu’une crise de boulimie ?
Les personnes boulimiques présentent des troubles alimentaires plus ou moins aigus. En règle générale, une personne est considérée comme boulimique lorsque, au cours des trois derniers mois, elle a manifesté au minimum deux crises par semaine.
La boulimie est souvent liée à des troubles psychologiques. Le plus souvent, à des angoisses incontrôlées, à un sentiment de carence ou d’insécurité affective. En proie à des sentiments violents et désagréables, le malade, en situation de malaise, ingurgite de la nourriture en grande quantité et de façon compulsive afin de se procurer du réconfort. Peu à peu, il prend ce réflexe chaque fois qu’il est confronté à une difficulté et devient dépendant de la nourriture, qui fait l’objet d’une sorte d’addiction.
A chaque crise de boulimie, l’adolescent se jette donc frénétiquement sur la nourriture à sa portée pour manger goulûment et sans faim, jusqu’à s’en écœurer. Ces crises surviennent souvent en fin de journée, au moment où, après un pic d’activité et de stress, il se retrouve seul chez lui, face à lui-même. Elles peuvent durer de deux à cinq heures, selon l’intensité de la crise et la résistance de l’estomac, plus ou moins accoutumé à ces débordements.
Des conséquences graves sur la santé
Premier touché : l’estomac. Lors des crises, celui-ci doit recevoir brusquement une quantité invraisemblable d’une nourriture. Si les crises se répètent, il finit par se distendre. L’adolescent devient alors incapable de maîtriser son appétit.
De plus, l’absorption régulière d’une nourriture souvent riche et sucrée peut causer des problèmes de surpoids, avec toutes les conséquences que cela entraîne : problèmes cardio-vasculaires, diabète, atteintes du foie… Le plus souvent néanmoins, l’adolescent est conscient de la prise de poids rapide qu’il encourt du fait de son comportement et trouve des subterfuges afin de la contrer : séances intensives de sport entre les crises, alternance de périodes de boulimie et de privation et, dans les formes de boulimie les plus aiguës, prise de laxatifs ou de vomitifs pour évacuer la nourriture absorbée. Dans ces derniers cas, la boulimie est alors susceptible de causer de sérieux problèmes digestifs à l’adolescent : remontées gastriques, disfonctionnement de l’appareil intestinal éprouvé par ces vidanges régulières, problèmes de dentition causés par l’acidité des rendus récurrents, voire ulcère de l’estomac…
Un trouble difficile à détecter
La personne boulimique est souvent honteuse de son comportement. Après avoir mangé, elle se sent sale et culpabilise. C’est d’ailleurs pourquoi elle se fait souvent vomir après avoir mangé : outre de l’empêcher de grossir, ce rituel punitif a souvent une connotation purificatrice.
Enfermé dans son malaise, l’adolescent parle donc rarement de sa souffrance. Au contraire, il fait tout pour cacher son trouble. Lorsqu’il sent une crise monter, il trouve facilement un prétexte pour pouvoir s’isoler le temps nécessaire à calmer ses pulsions. Cela est d’autant plus facile lorsque l’ado a déjà quitté le domicile familial pour effectuer ses études. Si l’on ajoute à cela que le boulimique, contrairement à l’anorexique, enregistre rarement des variations de poids spectaculaires, il faut alors être à l’affût du moindre signe permettant de détecter cette maladie.
Les premiers indices
Le premier signe devant mettre la puce à l’oreille réside dans le changement du comportement. La boulimie est une maladie qui désocialise rapidement, principalement car les crises demandent du temps et de la solitude. Mais aussi parce que la personne qui entretient une relation compulsive avec la nourriture tendra à fuir les situations (restaurants, dîners entre amis…) où elle risque de laisser transparaître ses dérives alimentaires. Et malheureusement, une grande partie de notre vie sociale tourne autour de la nourriture. Un ado d’ordinaire sociable qui refuse alors trop systématiquement d’assister aux repas familiaux ou qui préfère s’enfermer dans sa chambre plutôt que de sortir avec ses amis est peut-être boulimique.
Un budget impressionnant engouffré dans la nourriture, des placards qui se vident très vite et un besoin croissant d’argent de poche sont aussi des signes qui peuvent vous mettre sur la voie. Des problèmes de cleptomanie dans les supermarchés peuvent également être révélateurs.
Quand le trouble s’aggrave…
Au fil du temps, les crises se généralisent. Plus question d’attirer les soupçons en s’isolant systématiquement. Céder à la compulsion en toute discrétion devient un art : l’ado donne le change en participant à la vie familiale malgré tout. A ce stade, la personne boulimique assiste aux repas et mange de bon appétit, avant de disparaître dans la salle de bains dès que la politesse le permet, que ce soit pour se faire vomir ou pour prendre une dose importante de laxatifs. Repérez les signes dans la salle de bains : y a-t-il des laxatifs ou des purgatifs cachés quelque part ? Les toilettes sont-ils anormalement impeccables après le passage de l’ado, qui a pris soin de masquer toute trace ou odeur ?
Observez également l’adolescent. Se forcer à vomir est un acte physiquement très éprouvant qui laisse souvent des séquelles corporelles. Celui qui vient de s’imposer une telle épreuve a souvent, au sortir de la salle de bains, une mine éprouvée. L’afflux sanguin au niveau de la tête peut avoir rougi et gonflé les yeux ou marqué la peau du visage (rougeurs localisées, couperose…).
Dans les cas les plus extrêmes, la peau est jaunie au niveau de la main, à cause de l’acidité des rejets régulièrement en contact avec le doigt que l’adolescent utilise pour se faire vomir. L’émail des dents est également abîmé et les caries, provoquées par l’acidité, sont fréquentes. Enfin, la répétition de maux de ventre ou des maux d’estomac, causés par des reflux, est alarmante. Dans tous ces cas, la seule solution est de parler à votre ado, et de le convaincre qu’il est malade et qu’il est important de consulter.
Elise Grandjean

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bonjour moi je vous écrit pour l’article sur la boulimi,
Voila j’ai une copine depuis 3 mois et elle ma dis quelle étai boulimique les seul personne a le savoir son moi sa cousine et sa meilleur amie..
elle ma dis que cela faisait 4 ans quelle étai comme sa et elle est tané mais n’est pas capable de s’accepter comme quelle est je lui est dis d’aller consulter et elle ma répondu quelle ne voulais pas que sa famille soit au courant et je lui est dis que c’étai en toute confidentialité et elle ma dis quelle n’avait pas le temps…. mais moi je veux l’aider mais je ne c’est pas comment mis prendre …. apres avoir faite une crise de faim elle bois un grand verre d’eau et va ce faire vomir dans les toilettes :(…..
Avez vous un conseil s.v.p pour sa santé ???
Je veux l’aider et je l’aime de tout mon coeur je ne veux pas qui lui arrive de quoi de grave …..
Mais je voi quelle veu faire un effort pour s’aider parce que ses parent sont arriver avec du pfk et ils l’on casiment forcer a manger mais elle ne voulais pas sachant quelle allai faire une crise …alors puisque la tentation étais trop forte elle ma donc appeler et je l’ai rassurer et elle ce sentai mieux et na pas faite de crise..
Bonjour,
L’idéal serait évidemment que votre amie se décide à consulter. Mieux vaut éviter les nutritionistes. Beaucoup ne sont pas au fait des pulsions rencontrées par les boulimiques. Ils oublient la dimmension affective de ce trouble et, en présentant l’alimentation équilibrée comme un principe que tout le monde peut suivre, les font culpabiliser. Un psy pourra être le plus à même de déterminer le mal-être et les déclencheurs des pulsions boulimiques.
Cependant, personne ne peut obliger votre amie à consulter si elle ne le souhaite pas. La meilleure chose que vous pouvez faire pour elle alors, c’est d’être disponible quand elle ne se sent pas bien, quand l’angoisse à l’origine des crises de boulimie monte. Faites-la parler de ce qu’elle ressent et aidez-la à trouver un subterfuge qui lui permette de faire passer les crises : quelque chose qu’elle aime bien faire, du sport, des jeux ou même du shopping, qui lui donne confiance en elle.
Sans la faire culpabiliser, avertissez-la quand même des risques qu’elle encourt, notamment gastro-intestinaux et aidez-la à trouver un moyen de combler le manque affectif à l’origine de ses fringales et à se réconcilier avec son corps.
Soyez patiente, ne vous attendez pas à ce que son problème s’arrange immédiatement. Mais le fait qu’elle vous parle de son problème est déjà un pas très encourageant.
Cordialement,
Elise GRANDJEAN.
Jai une amie qui a des troubles alimentaires. Elle présente à la fois des symptômes de boulimie ( crise sur aliments sucrés & calorique qu’elle ne peut contrôler, vomissements.. ) et à la fois des symptôme de l’anorexie ( ne tient pas en place, trés active, fait beaucoup de sport, trés perfectionniste, boit beaucoup d’eau, ne manga pas ou vraiment trés peu hors ces crises..). Je voudrais savoir si elle etait anorexique ou boulimique, ou peut-étre un mélange deux ect.. & comment faire pour l’aider.
Bonjour,
Il est fréquent que les personnes boulimiques alternent des phases de fringales avec des phases de quasi jeun. Après une crise de boulimie, on se sent souvent coupable. Repartir dans l’excès inverse est une manière de se purifier, de se convaincre qu’on va s’en sortir. Mais à la première contrariété, les mauvais réflexes reviennent. Et on retombe dans la boulimie, d’autant plus qu’on a accumulé des frustrations en se privant de tout.
Votre amie a besoin d’un soutien psychologique. Il lui faut identifier les angoisses qu’elle cherche à calmer en absorbant tous ces aliments. Le mieux que vous puissiez faire pour elle est de l’écouter sans la juger, afin qu’elle admette son problème et puisse envisager des solutions.
Cordialement,
Elise GRANDJEAN.
Bonjour Nadia,
Vous vous en sortirez en trouvant le moyen d’accepter votre corps comme il est et de le respecter. Prenez soin de lui, chouchoutez-le, il vous le rendra bien. Un psychologue pourra vous aider dans cette démarche. La pratique d’un sport est aussi un bon moyen pour s’accepter tel qu’on est.
Votre corps est comme une voiture qui fonctionne avec un carburant spécifique : protéines, glucides, vitamines… Ni les excès, ni les régimes draconiens ne sont bons pour le propulser. Mais l’alternance de ces deux extrêmes est encore plus mauvaise. Inutile de culpabiliser à chaque écart, ca ne fait que déclencher des crises de boulimie ou d’anorexie. Vous retrouverez naturellement un équilibre alimentaire si vous reprenez plaisir à manger des aliments bons et sains. Un nutritioniste peut vous conseiller des menus qui pourront concilier votre gourmandise et votre sentiment de culpabilité.
Cordialement,
Elise.
Bonjour.
Je voudrais savoir les gens qui ce font vomir après manger (et qui ne mange que des petite portion) mais qui n’ont pas de crise sont t-il boulimique?