Les patchs : remède miracle ?

Ils assurent faciliter le sommeil, apaiser les migraines, gommer les cernes et les rides, stimuler la libido, ou encore empêcher de fumer. Ils sont petits, ronds ou carrés, et bien sûr autocollants. Vous l’aurez compris : ce sont les patchs ! Qui sont-ils ? Comment fonctionnent-ils ? Et surtout, soulagent-ils réellement nos petits maux du quotidien ? restonsenforme vous informe.
Qu’est-ce qu’un patch ?
Depuis leur apparition sur le marché, les patchs n’ont cessé de se développer. Envahissant pharmacies, parapharmacies et même supermarchés, ils semblent être les remèdes à tous vos maux. Plus de la moitié des américains les ont déjà testés. Plus d’un tiers des européens s’y sont mis. Et les chiffres ne cessent de croître.
Le patch est en fait une sorte de sparadrap auquel on a ajouté une substance active.
En fait, il existe deux types de patchs :
- Les patchs médicamenteux, vendus en pharmacie et prescrits sur ordonnance. Ils peuvent parer aux angines de poitrines (en diffusant de la trinitrine), au mal des transports (en diffusant de la scopolamine), ou encore servir de contraceptif (en diffusant des hormones), d’anesthésiant local, ou être un moyen de sevrage au tabac (en diffusant de la nicotine).
- Les patchs de confort vendus en parapharmacie ou dans les rayons cosmétiques. Ils sont censés soulager d’innombrables maux tels que les boutons (en diffusant des actifs antibactériens), les cernes et les rides (en diffusant une crème antiride et hydratante), les verrues (en diffusant de l’acide salicylique), le mal de dos (en dégageant de la chaleur), les migraines, les ronflements (en diffusant des huiles essentielles), ou encore la cellulite, les contusions et même les pannes de libidos (en diffusant certains extraits végétaux).
Fonctionnement du patch
Les patchs médicamenteux, prescrits sur ordonnance, remplacent véritablement un médicament pris normalement par voie orale et agissent de façon identique, voire plus performante, sur l’organisme. Les molécules actives du patch, grâce à un excipient et parce que leur taille leur permet, pénètrent en profondeur dans la peau en passant par les pores de l’épiderme pour atteindre les vaisseaux sanguins du derme.
Les patchs de confort prétendent plus qu’ils n’agissent. Leur action ne s’effectue la plupart du temps qu’à la surface de la peau. Ceux agissant plus en profondeur n’ont pas d’effet scientifiquement prouvé. Produit plus marketing qu’efficace, leur action réelle est plus psychologique qu’autre chose.
Actions du patch : avantages et inconvénients
L’administration d’une substance médicamenteuse par voie transcutanée représente certains avantages non négligeables, autant au niveau du confort de l’utilisateur que de l’action du produit :
- Le patch est plus pratique et moins contraignant qu’un comprimé à prendre matin, midi et soir. Il suffit de l’appliquer sur une peau saine et de le laisser agir le temps indiqué (généralement plusieurs jours).
- Le patch a une action plus efficace qu’un comprimé car la diffusion des substances médicamenteuses s’effectue de manière lente et continue.
- Le patch ne provoque pas d’ennuis digestifs, contrairement à certains comprimés, car il agit directement dans le système sanguin.
Cependant, les patchs ont aussi leur lot d’inconvénients. On notera plus particulièrement que :
- Les patchs de confort n’agissent pas forcément aussi bien qu’ils le prétendent et sont assimilés à tort aux patchs médicamenteux. Leur mode d’action est radicalement différente et ils n’apportent rien de plus ou de moins que ces substances végétales, hydratantes, antibactériennes… conditionnés autrement (crèmes, tisanes…).
- Les patchs pharmaceutiques peuvent provoquer des effets secondaires gênants. Ils nécessitent certaines précautions d’emploi et peuvent être extrêmement nocifs s’ils sont pris de manière inconsidérée. Ainsi, il est conseillé de rapporter à son pharmacien les patchs non utilisés et ne pas les conserver pour une utilisation future et hasardeuse.
Sous le terme de patch, force est de constater qu’il existe de véritables médicaments à ne pas utiliser à la légère, et des produits aux actions plus contestées. Cependant, ce mode d’administration ouvre des voies nouvelles dans le domaine médical. Déjà, certains hôpitaux utilisent des patchs pour la diffusion de morphine. Des recherches sont actuellement en cours pour pouvoir utiliser les patchs dans des traitements lourds tels les traitements contre le sida, la chimiothérapie ou la maladie d’Alzheimer.


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