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12 mars 2009Aucun commentaire


Florence K, un rayon de soleil dans le paysage musical

Avec son album « Bossa Blue », la Québécoise Florence K ensoleille notre quotidien de ses mélodies gaies et salvatrices. Un vrai souffle de bonheur !

On peut dire que Florence K est une de ces artistes à qui tout réussit. Mais pas par hasard : le talent mêlé au travail acharné de cette jeune Québécoise a fait de Bossa Blue un album incontournable au Québec. Et il commence à faire son nid dans nos contrées…

REF : Votre album Bossa Blue a eu un succès quasi immédiat au Québec. Comment l’expliquez-vous ?

Florence K : On a travaillé l’album pendant très longtemps, on y a mis tout notre cœur. Je pense que le public l’a senti. Je suis aussi arrivée à un moment propice, un moment où les gens étaient ouverts à la musique du monde grâce à Norah Jones, Diana Krall… La crise du disque n’était pas aussi avancée qu’elle l’est maintenant. J’ai aussi une super équipe, avec laquelle j’ai travaillé de manière coordonnée.

REF : Vous chantez en plusieurs langues : anglais, espagnol, français, portugais… Pourquoi ?

Florence K : Les langues sont ma deuxième passion après la musique (elle a fait des études de langues, ndlr). Je voulais absolument incorporer cette passion et satisfaire les deux en même temps. Ça retrace aussi mes diverses influences.

REF : Ce disque est chaleureux et enjoué…

Florence K : Oui, c’est un disque soleil ! Il a vraiment été fait dans le bonheur, je venais d’apprendre que j’étais enceinte, une semaine après le début de l’enregistrement. On voit la vie différemment. Il y avait une certaine légèreté lors de l’enregistrement, c’était la fête dans les studios, on était une belle équipe.

REF : Vous n’avez pas peur justement que la maternité change quelque chose à votre carrière ?

Florence K : Quand j’ai su que j’étais enceinte, ma carrière n’était pas en flèche, j’enregistrais l’album, je ne savais pas si ça allait marcher ou pas. Il y a eu un débat à la maison de disques : certains employés pensaient que je ne pourrais pas faire la promo, mais les femmes ont pris ma défense. Parallèlement, j’ai eu un grand public de jeunes mamans qui écoutaient ma musique avec leurs enfants ou qui m’écrivaient pour me dire qu’elles trouvaient magnifique que la maternité n’ait rien changé à ma carrière. Mais il y avait comme une espèce de tabou : dans la tête des gens, une chanteuse doit être mince, célibataire et avoir moins de 24 ans… On fait de la musique, pas de la mode !

REF : Vous avez énormément fait sur cet album… Au final, vous vous voyez plus comme une musicienne, une chanteuse ou une auteur-compositeur ?

Florence K : Comme une artiste. J’écris, je joue et je chante. Je ne pourrais pas être une interprète pure, je n’en ai pas le grain de voix. Je pense juste que ma voix se marie bien avec ce que j’écris. Je suis là aussi pour véhiculer un message, tout s’emboîte. Je pense que je ne pourrais pas être traductrice non plus, il faut que ça soit lié à la musique. C’est un ensemble.

REF : Quel a été pour vous le meilleur apprentissage de la scène ?

Florence K : Quand je chantais dans les groupes disco, dans les boîtes de nuit, parce que c’est là que les conditions de travail sont les plus difficiles. A l’époque, on était dans la fumée tous les soirs jusqu’à 4 heures du matin, on devait aller chercher les gens saouls… Le deuxième apprentissage, c’est quand j’ai commencé à tourner avec mon album Bossa Blue, parce que les gens venaient me voir moi. Je devais être capable de monter un spectacle, de le présenter tous les soirs, de toujours garder le fil, de le réinventer aussi.

REF : Qu’est-ce qui vous a donné l’idée d’enregistrer votre tout premier album en live, en 2005 ?

Florence K : C’était mon opportunité au départ. On a pu le financer avec la vente des billets, on l’a sorti nous-même, c’était un album maison ! C’était tout ce que je pouvais faire à l’époque, je n’avais pas de contrat et je voulais sortir un album. Il s’est quand même vendu à quelques milliers de copies, ce qui est bien pour un disque live. Ça a été la carte de visite et la première étape vers l’album suivant, et ce qui m’a permis d’avoir un contrat avec une maison de disques. C’était vraiment une soirée magique, ça a beaucoup contribué au succès je pense…

REF : Vous avez fait la première partie d’Isabelle Boulay et de Lavilliers en France, et de Bruel à Montréal… Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Florence K : C’était une très bonne expérience. C’est sûr que faire une première partie n’est jamais évident car les gens viennent voir l’artiste principal. Mais c’est aussi une belle opportunité. On est face à un public plus grand, et ça nous permet d’aller chercher des gens qui sans cela ne nous connaîtraient pas. C’est drôle parce que, au Québec, j’ai souvent des premières parties pour mes concerts. Là, les rôles sont inversés. Une fois qu’on l’a fait, on comprend mieux ce que ceux qui le font avec nous vivent !

Propos recueillis par Christelle Assenarre

Pour en savoir plus sur Florence K : www.florencek.com

 

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