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12 mars 2009Aucun commentaire


Le rimonabant, médicament contre l’obésité, retiré de la vente

Moins de deux ans après sa mise sur le marché, l’Acomplia®, ce médicament anti-obésité qui avait suscité beaucoup d’espoirs et de critiques, n’est plus en vente en France. Le laboratoire qui le commercialisait a même décidé de mettre fin à toutes les études cliniques sur cette molécule. La raison : les effets secondaires, notamment psychologiques, sont trop graves.

Pilule miracle contre l’obésité ou substance dangereuse pouvant mener jusqu’au suicide ? En juin 2006, l’autorisation de mise sur le marché du rimonabant (Acomplia) s’était accompagnée d’un débat houleux. Les uns voyant enfin une solution pour faire maigrir rapidement les personnes obèses, les autres soulignant les effets secondaires dangereux de ce médicament : dépression, crise d’angoisse voire suicide.

En juillet 2007, l’Agence européenne pour l’évaluation des produits pharmaceutiques avait tranché en maintenant sa commercialisation, et en soulignant que « les avantages de l’Acomplia continuent à dépasser les risques qu’il présente ». Sa prescription était toutefois encadrée : le médicament était alors réservé aux personnes obèses ou en surpoids important et présentant des risques associés de diabète ou cholestérol… et contre-indiqué aux personnes atteinte de dépression.

Même les patients sans antécédents sont touchés par les effets secondaires

Nouveau revirement à l’été 2008 : une étude a montré que les risques de dépression touchent également les personnes qui n’ont pas d’antécédent dépressif. Le tout pour des effets amaigrissants moindres que ceux escomptés. Résultat : en juillet 2008, de nouvelles mises en garde ont été publiées. Mais, après étude, les autorités européennes de santé ont jugé bon de retirer ce médicament du marché, estimant que le rapport bénéfice/risque était défavorable. Et le laboratoire Sanofi-Aventis a décidé de mettre fin à tous ses essais cliniques.

Et les patients sous traitement (on en compte aujourd’hui 50 000 en France) ? Ils sont invités à consulter leur médecin, sans urgence si aucun effet secondaire ne se manifeste. Par contre, en cas de signes de dépression, de troubles de l’humeur, d’anxiété, de perte d’énergie… cette consultation doit être rapide, afin d’envisager l’arrêt immédiat du traitement.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l’Afssaps : http://agmed.sante.gouv.fr

Alix Delcourt

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