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6 idées reçues sur la sexualité féminine

6 idées reçues sur la sexualité féminine6 idées reçues sur la sexualité féminine

Pas de rapports sexuels pendant les règles, pas de satisfaction sans orgasmes, pas d'orgasme vaginal sans stimulation du fameux point G… Stop aux idées reçues qui faussent la sexualité !
La sexualité féminine est longtemps restée tabou et méconnue, reléguée pendant des siècles au stade de la procréation. C'est le rapport Hite et la libération sexuelle des années 70 qui ont permis de faire des avancées en la matière et de connaître davantage l'anatomie et le plaisir des femmes. Cependant, les fausses croyances ont la vie dure et un certains nombre d'idées reçues persistent encore aujourd'hui.
En voici 6 auxquelles Restons en Forme tord le cou.

Il est malsain d'avoir des rapports sexuels pendant les règles

Les règles n'ont jamais empêché d'avoir des rapports sexuels mais cet écoulement de sang a toujours été l'objet de nombreux tabous, gravés encore aujourd'hui dans l'esprit de nombreuses femmes. Ainsi, elles éprouvent une gène vis-à-vis de leur partenaire lorsqu'elles sont indisposées et préfèrent ne pas faire l'amour durant cette période, se sentant sales et incommodées. Ce sentiment s'est d'ailleurs transmis aux hommes qui bien souvent préfère eux aussi attendre la fin des menstruations, étant rebutés par ces règles presque impures. Mais il n'y a vraiment aucun problème hygiénique ou moral à avoir des rapports sexuels pendant les règles. Qu'on se le dise !

Une femme fontaine est une femme qui a trop de lubrification

Une femme fontaine n'est pas une femme avec une lubrification importante mais une femme qui a une sorte d'éjaculation au moment de l'orgasme. En effet, elle expulse un liquide, souvent de façon saccadée, en même temps qu'elle jouit ce qui fait penser à une « éjaculation féminine ». Ces femmes fontaines qui représentent environ 10% de la population féminine, ont, parait il, de supers orgasmes. La science ne sait pas encore si toutes les femmes sont capables de provoquer ce phénomène ou s'il est réservé à certaines. En tout cas ce n'est pas parce que l'on n'est pas femme fontaine que l'on ne connaît pas d'orgasme vaginal ou que l'on ne jouit pas convenablement.

Le clitoris est tout petit

Le clitoris est dix fois plus gros que la plupart d'entre nous ne le pense. C'est Shere Hite, grâce à son fameux rapport datant de 1976, qui a permis de faire découvrir au monde entier la sexualité féminine sous un angle nouveau. La suite de ses travaux – et ceux d'autres chercheuses– nous permet de savoir aujourd'hui que le clitoris n'est pas uniquement composé du petit gland externe mais qu'il mesure de 8 à 10 centimètres de long et de 3 à 6 centimètres de large et ressemble plus à une poire qu'à un petit bouton. En effet, il est composé de deux bulbes qui partent de l'avant de la zone pubienne et remontent de chaque côté du vagin. On peut dire que le clitoris est l'équivalent d'un pénis mais interne.

Sans stimulation du point G pas d'orgasme vaginal

Certes, la stimulation du point G provoque des sensations intenses et favorise l'excitation sexuelle mais n'est pas indispensable à la survenue d'un orgasme. Il est d'ailleurs extrêmement difficile pour une femme de déterminer avec précision ce qui provoque en elle les sensations déclenchant l'atteinte du sommet du plaisir sexuel. Les autres zones érogènes du vagin comme l'entrée, le col de l'utérus, le fond semblent participer autant à la montée de l'excitation que le point G. Ne désespérez pas donc si vous n'avez pas trouvé le votre. Chaque femme connaît des orgasmes différents et il n'y a rien définit à l'avance qui permette d'y parvenir de façon inévitable. Stimulation du point G ou pas, c'est dans la tête que tout se joue.

Les femmes ont plus envie de faire l'amour juste après leurs règles

Les hormones ont incontestablement une influence sur le comportement sexuel et mettent en évidence deux grandes périodes chez une femme : l'avant ovulation et l'après. Cependant, ils ne font basculer l'équilibre des émotions de façon significative que si leur stabilité est menacée de façon significative par un traitement hormonale ou la prise d'une pilule inadaptée par exemple. Les mécanismes qui déclenchent le désir sont bien trop complexes pour que l'on puisse les simplifier à des termes gynécologiques. Ainsi certaines femmes se sentent plus excitée dès le 5ème jour des règles et la semaine qui suit et d'autres préfèrent la seconde partie du cycle pour apaiser leur appétit. Il n'y a pas de normes et heureusement car sinon cela voudrait dire qu'une femme ménopausée n'a plus de désir érogène et ce n'est pas le cas. La volonté de jouir ne dépend donc pas du capital hormonal, en tout cas pas de celui destiné à assurer le devenir de la procréation.

Une femme qui n'atteint pas l'orgasme à chaque rapport n'est pas « normale »

Il est indispensable de distinguer jouissance et orgasme. Une femme peut éprouver beaucoup de plaisir et être totalement épanouie sexuellement sans avoir d'orgasmes à chaque fois qu'elle fait l'amour. Celui-ci n'est pas une fin en soi. Ce qu'une femme recherche avant tout c'est se sentir heureuse, c'est-à-dire comblée sexuellement et sentimentalement et l'orgasme vient en plus de cette satisfaction. Elle peut tout à fait ressentir des sensations délicieuses et être totalement heureuse sexuellement sans avoir systématiquement un orgasme quand elle a un rapport avec son partenaire. Plaisir masculin et féminin sont bien différents !

Le saviez-vous ?

  • Les zones sensibles à l'avant du vagin sont plus stimulées si l'homme est derrière la femme ou si la femme chevauche l'homme.
  • Seul un petit nombre de femmes (10 % environ) affirme pouvoir enchaîner plusieurs orgasmes d'affilée.

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