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Ces don Juans du XXIe siècle...

Ces don Juans du XXIe siècle...Ces don Juans du XXIe siècle...

Dragueur compulsif, obsédé par la séduction, l’homme souffrant de donjuanisme enchaîne les conquêtes sans jamais s’arrêter. Mais saviez-vous qu’il s’agit d’une véritable maladie mentale ?

Chaud lapin, dragueur, allumeur, le don Juan (d’après la pièce éponyme de Molière) n’a pas disparu, bien au contraire. Il se cache sous d’autres noms. Le donjuanisme des temps modernes est une véritable maladie mentale dans laquelle s’enferment des hommes (ou des femmes parfois) qui recherchent constamment des preuves de leur virilité. En réalité, ils sont restés dans la phase pré-pubère où la partenaire est considérée comme un objet, pour ne pas dire comme un vagin. A peine la conquête est-elle finie qu’il repart immédiatement en chasse. Restons en Forme s’est penché sur le sujet et vous en dit plus pour ne pas (ou plus) tomber dans leur piège !

Le désir :  une priorité vitale

Point singulier de cette maladie, le don Juan peut vivre en couple ou être seul. Tout dépend de l’attitude de sa compagne : si elle est plutôt patiente et compréhensive ou jalouse et vindicative. En tout cas, sans thérapie appropriée, impossible de le faire rentrer dans le droit chemin.
D’un point de vue psychologique, la situation est encore plus grave puisque les études prouvent que le sujet est resté au stade phallique, c'est-à-dire 10-13 ans. Il a donc une peur bleue de la castration ou de toute autre équivalence. Il recherche sa virilité à travers ses rencontres amoureuses et non ses ambitions professionnelles. Sur le plan vestimentaire, il sera toujours bien habillé puisqu’il a pour but de séduire et d’attirer le regard de l’autre. Son style à lui : plutôt viril (cuir, jeans, grosses baskets) pour renforcer sa sensation d’être “ un homme, un vrai. ” Le désir est placé au-dessus de tout le reste, c’est une priorité vitale. D’ailleurs, derrière cette façade souriante, se cache une envie de détruire l’ordre social. Cela peut s’en tenir à détruire un couple ou à détruire des valeurs dites “ communes ” et acceptées par notre société. Une psychothérapie peut l'aider à dépasser ce stade et à calmer sa profonde angoisse.

Le plaisir comme transgression, comme défi

Le don Juan a vécu avec un vide affectif dans sa petite enfance. Marqué à jamais, il s’efforce de combler ce manque, même une fois adulte. D’où la recherche incessante de compagnes et de plaisir. D’ailleurs, il “ méprise la mort autant qu’il recherche le plaisir ” (P. Bénichou). Le plaisir, voilà ce qui le pousse à venir briser un paisible ménage, à bouleverser l’ordre établi de notre société. Il n’en a cure que pour lui et ne se sent exister que par les yeux des autres. D’où ce nombre croissant de conquêtes. Pour lui, le bonheur passe par la satisfaction de ses désirs les plus primaires. Ce qui est jugé comme une transgression par la société relève pour lui d’un défi à sa hauteur, avec un plaisir sexuel à la clé.
Pourtant, le donjuanisme voit la jouissance reléguée à un rang secondaire, l’orgueil et l’égocentrisme étant au cœur des préoccupations. L’homme refusera donc de considérer nos valeurs sociétales comme des limites et passera son temps à les dépasser. Il en tirera un perfide plaisir qui le fera recommencer jusqu’à l’infini…

Des personnalités à fuir de toute urgence !

Cette maladie est entrée dans les mœurs. Le don Juan n’est plus considéré comme une personne malade mais bien comme un “ serial lover ”. A peine son nom prononcé que le voilà débarquant avec ce regard tendre plein d’amour (pour lui-même). Il vous sort quelques petits compliments, rigole avec vous, et s’ensuit un long flirt. Ce jeu de la séduction, qui ne l’a jamais vécu ? Le problème ici réside dans le fait que cette relation ne dépassera pas la porte de sa salle de bains (votre douche, vous pourrez aller la prendre chez vous !).  Mieux vaut donc, sous risque d’une peine de cœur, s’éloigner de ce genre d’individus.
Quant à la compagne ou le compagnon du don Juan, certainement cocufié(e), il ou elle transférera son malheur en bonheur et fierté d’être l’amour éternel de cet être si volage… Pour réconforter ses victimes et futures victimes, précisions que dans le dernier acte de l’opéra de Mozart, une faille s’ouvre découvrant l’enfer et le don Juan est englouti pour avoir osé s’attaquer à la vertu de jeunes vierges. Ça peut en laisser certains rêveurs…

 

Vanessa Gohy

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