Femmes et sexualité : faites le point sur vos connaissancesOn croit souvent tout connaître sur sa sexualité. Et pourtant, les zones d’ombre et les imprécisions sont nombreuses. Restons en Forme vous aide à éclaircir vos connaissances en la matière.
Non. Pas à proprement parler en tout cas. Les seins ont plus à voir avec l’image de la séduction qu’avec la sexualité. Les femmes, lors de leur puberté, vont découvrir les sensations clitoridiennes et vaginales mais vont négliger les seins et en particulier le mamelon. Ils sont donc moins sensibles aux caresses et aux baisers que d’autres zones du corps (le cou par exemple), faute d’apprentissage. De plus, ils sont soumis à différentes agressions qui les hypersensibilisent : la grossesse, l’allaitement, la prise de contraceptifs ou encore le cycle menstruel.
Non. La femme “ normale ” n’existe pas. De même que l’impression de l’orgasme est propre à chacun. Certaines femmes cherchent plus la satisfaction que l’orgasme. Elles veulent avant tout être aimées plutôt qu’excitées. Contrairement au partenaire masculin, “ obligé ” de jouir à chaque relation, la femme peut très bien ressentir un plaisir intense comme une simple envie de partager son amour avec l’autre.
Oui. Une femme dite frigide peut avoir besoin de faire l’amour sans en avoir l’envie. En effet, elle a perdu sa confiance en elle et sa mémoire sexuelle. Elle ne sait pas mettre un mot sur ses envies et ne se souvient pas des moments émouvants (la masturbation, la première fois, l’amour). Si le désir s’est envolé, cela est dû à l’oubli ou à l’ignorance de la sexualité.
Non. Le point G, théoriquement situé sur la paroi avant du vagin, à cinq centimètres environ de l’entrée. Théoriquement car, en réalité, le corps humain est bien plus complexe et plus riches en zones érogènes : l’entrée, le col de l’utérus, le fond, le cul-de-sac. Chaque femme est unique et à chacune de trouver la position qui l’amènera plus facilement à l’orgasme.
Oui. Une femme vierge peut avoir “ rompu ” son hymen avant une première relation sexuelle. L’hymen, cette membrane fine qui cache l’orifice vaginal des jeunes filles, est en effet très fragile. Il peut donc naturellement se déchirer à cause des tampons, de la masturbation ou bien de la pratique de sports plus ou moins violents (l’équitation par exemple).
Une femme peut-elle avoir des rapports sexuels pendant les règles ?
Oui. L’afflux de sang menstruel peut “ dégoûter ”. Mais, si les deux partenaires ont envie de faire l’amour, il n’y a pas de raison de se l’interdire. Les seules interdictions proviennent de la religion et de la morale.
Non. Aussi faux que cela l’est pour l’homme. Aucune femme n’a le même visage qu’une autre, ni le même corps. Il n’y a donc pas deux sexes pareils.
Non. Certains livres expliquent que le deuxième trimestre de grossesse est un vrai moment de plaisir pour la femme. Or, lors d’une première grossesse notamment, il est difficile de ne pas se sentir anxieuse et déprimée, et donc peu encline aux rapports sexuels.
Oui. L’orgasme est un événement cérébral. Le cerveau capte un message intense provenant des zones érogènes. La jouissance n’est pas rattachée à des zones précises. Ainsi, une femme peut très bien avoir un orgasme provenant du clitoris ou du vagin.
Non. Ce n’est pas un cas général. Après la période de règles, la progestérone, hormone secrétée après l’ovulation, s’étend afin de favoriser la possible fécondation d’un ovule. Le corps envoie alors un message de désir de procréation plutôt qu’un message de désir sexuel “ sans but ”.
Vanessa Gohy
Références : “ Les idées reçues sur la sexualité ”, Dr Jacques Waynberg, éditions Hachette.