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Le gastro-entérologue

Le gastro-entérologueLe gastro-entérologue

Petits bobos au ventre ou intolérables brûlures d’estomac ? Antécédents familiaux ou simple suspicion ? Pourquoi ne pas consulter, après conseil du médecin traitant, un gastro-entérologue ?
Pour faire court, le gastro-entérologue est le médecin spécialiste qui surveille le tube digestif, « de la bouche à l’anus ». Néanmoins, la première réclame davantage les soins d’un ORL ou d’un stomatologue, et le second, avec son voisin le rectum, ceux d’un proctologue. Mais entre les deux, pour l’œsophage, estomac, côlon, foie, pancréas, le gastro-entérologue est la personne qualifiée. Passage en revue.

L’œsophage

Ses premiers ennemis sont l’alcool et le tabac qui favorisent l’apparition de cancers de l’œsophage et ORL.
L’œsophage est également le siège d’inflammations qui peuvent  être provoquées par le fameux reflux gastro  oesophagien (remontées acides en provenance de l’estomac).
Les symptômes sont des brûlures plus ou moins intenses. 

L’estomac

On connaît le fameux ulcère qui peut faire terriblement souffrir.
Les facteurs de risque sont d’une part le stress, le tabac, certains médicaments (anti-inflammatoires, aspirine) et d’autre part, une bactérie, l’hélicobacter pylori, qui se traite par antibiotiques en plus du traitement traditionnel par anti-sécrétoires.
Certains ulcères peuvent être cancéreux et le traitement pourra être chirurgical en fonction des cas.

Le côlon

Les cancers de cet organe sont en augmentation, l’une des premières causes de mortalité en France. Les facteurs de risque sont les  antécédents familiaux de cancers coliques ou de polypes, les maladies inflammatoires du tube digestif (rectocolite hémorragique ou maladie de Crohn) et les mauvaises règles d’hygiène de vie (consommation excessive d’alcool, de tabac, la sédentarité, un régime pauvre en fibres et riche en graisses). En cas d’antécédents familiaux, il convient de se faire suivre régulièrement, au moyen d’une coloscopie.
Les symptômes à écouter : troubles du transit récents, douleurs abdominales inhabituelles, présence de sang dans les selles.

Le foie

Outre l’alcool, le foie peut être attaqué et affaibli par les hépatites virales. Les hépatites virales B et  C au contraire de l’hépatite A, peuvent devenir chroniques (elles demeurent dans l’organisme) et conduire à la cirrhose. Actuellement pour prévenir la contraction du virus de l’hépatite B, il existe un vaccin sûr et efficace. L’hépatite B peut être contractée par toxicomanie intraveineuse, tatouages piercings,  sexuellement et anciennement par transfusion.

Il n’existe pas encore de vaccin contre l’hépatite C, cependant le traitement actuel repose sur une bi-thérapie qui donne de bons espoirs de guérison. Les causes de la contamination par le virus C, sont la transfusion (avant 1991), la toxicomanie intraveineuse et les tatouages ou piercings non réalisés avec du matériel à usage unique ou mal stérilisé.
Une personne atteinte d’une hépatite, peut être anormalement fatiguée,  présentée une jaunisse ou être asymptomatique.

Le pancréas

Il a deux rôles, la régulation de la glycémie (sucres) et la digestion des graisses. S’il existe un dysfonctionnement de la glycémie (diabète) le patient sera adressé à un endocrinologue.
En ce qui concerne le cancer du pancréas, les populations à risque se situent le plus souvent après 60ans.
Quand faut-il s’inquiéter ? Amaigrissement important, fatigue intense,  jaunisse, douleurs abdominales (autour du nombril), peuvent être des symptômes annonciateurs.

Il convient en terme de prévention, de surveiller son alimentation et son hygiène de vie : alcool, tabac, matières grasses animales en trop grandes quantités sont à proscrire. Les légumes, les viandes blanches, les matières végétales, l’activité physique, sont à recommander, ainsi qu’un suivi annuel par votre médecin traitant. Et le dépistage est clé selon votre âge, votre mode de vie et vos antécédents familiaux. Prises de sang, fibroscopie, coloscopie, ces examens ne sont pas forcément agréables à subir et pourtant, ils permettent de sauver des vies, votre vie. Ne l’oubliez pas.

 

Olivia Petit

 

Nous remercions l’hôpital Paris-Saint-Joseph, pour leur aide précieuse.

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