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Le stérilet en 10 questions

Le stérilet en 10 questionsLe stérilet en 10 questions

Après la pilule, le stérilet est la méthode contraceptive la plus utilisée. Ce contraceptif discret a de nombreux atouts. Mais, question efficacité, il a des inconvénients qui le relèguent derrière l’implant et l’anneau vaginal.

Le stérilet est un contraceptif local que l’on appelle aussi Dispositif intra-utérin (DIU). Après la pilule, il est la méthode contraceptive la plus utilisée par les Françaises. Pourtant, ce contraceptif prôné par les femmes ayant déjà des enfants reste souvent méconnu. Restons en Forme fait le point sur ses avantages et ses inconvénients.

A quoi ressemble-t-il ?

Le stérilet ressemble à un petit objet que l’on pose dans la lumière de l’utérus. Le plus souvent, il a la forme d’un T, mais pas toujours.
Certains sont en plastique renforcé de cuivre, pour plus d’efficacité. D’autres contiennent de la progestérone pour renforcer leur action : comme l’anneau vaginal, ils font passer cette hormone de synthèse dans le sang à travers les muqueuses.

Comment agit-il ?

Par sa présence dans l’utérus, le stérilet a une action inflammatoire permanente qui empêche l’implantation de l’œuf dans la muqueuse utérine. La progestérone contenue dans certains stérilets va également, tout comme les contraceptifs hormonaux, empêcher la muqueuse utérine de se reconstituer suffisamment pour permettre la nidation.
Après les contraceptifs hormonaux (pilule , implant, anneau vaginal ), le stérilet est la méthode contraceptive la plus efficace. Le risque de grossesse encouru par les femmes portant un stérilet est seulement de 0,1 %.

Qui peut le poser ?

Le stérilet est impérativement posé par un médecin généraliste ou un gynécologue aux premiers jours des règles. Cette opération est indolore.
Durant les trois jours qui suivent la pose, les baignades et les douches vaginales sont déconseillées. 
Le lendemain de la pose, des saignements et de légères douleurs pelviennes sont observés chez certaines femmes. Mais une fois en place, ni la femme, ni l’homme (pendant les rapports sexuels) ne sentent le stérilet.

Comment contrôler qu’il est bien en place ?

Des fils raccrochés au stérilet dépassent de 2 à 3 cm du col de l’utérus et descendent le long du vagin. Ils serviront plus tard à le retirer. En attendant, la femme doit contrôler très régulièrement la longueur de ces fils. S’ils deviennent plus courts ou plus longs, c’est que le stérilet a bougé. Elle n’est plus protégée contre les grossesses et doit immédiatement se rendre chez son gynécologue.

Toutes les femmes peuvent-elles en porter un ?

Pendant longtemps, le stérilet était exclusivement prescrit aux femmes ayant déjà eu des grossesses. Des risques d’infection de l’utérus et des trompes existaient. Dans de rares cas, si elles n’étaient pas traitées à temps, ces infections pouvaient conduire à une obstruction des trompes, et donc à une baisse de la fertilité.
Avec l’évolution des matériaux et l’arrivée du stérilet à la progestérone, dépourvu de cuivre, certains gynécologues ont posé des stérilets à de jeunes femmes. D’après eux, ces stérilets ne présentent pas de risques d’infection. L’ensemble de la profession est toutefois loin d’être d’accord avec cet avis et le stérilet reste principalement réservé aux mères de famille.

Les risques qui y sont liés sont-ils importants ?

Le risque d’infection (endométrite, salpingite), lié à l’introduction d’un corps étranger dans la cavité utérine, existe. En cas de signes infectieux (pertes abondantes, douleurs et fièvre), vous devez consulter très rapidement. Le médecin retirera le stérilet et prescrira des antibiotiques. Les séquelles dues à ces infections sont extrêmement rares et surviennent uniquement si elles n’ont pas été traitées à temps.
La perforation de l’utérus lors de la pose est rarissime.
Les risques de grossesse extra-utérine chez les femmes portant un stérilet sont sensiblement les mêmes que chez les autres femmes. Quoi qu’il en soit, en cas de saignement, de pertes inhabituelles ou de douleurs pelviennes, consultez immédiatement. 

Quand le retirer ?

Un stérilet au cuivre doit être retiré au plus tard cinq ans après sa pose. Ce délai est ramené à trois ans pour les stérilets à la progestérone. Au-delà de cette période, la contraception n’est plus aussi bien assurée et les risques de grossesse augmentent.
Par contre, les risques d’infection n’augmentent pas. Au contraire, ces risques surviennent généralement après la pose et diminuent avec le temps.

Quels sont ses avantages ?

L’immense avantage du stérilet par rapport à la pilule est l’absence de prise orale de médicaments. Une fois qu’il est posé, on l’oublie ! Une surveillance une à deux fois par an suffit. Toutefois, les progrès en matière de contraception ont permis d’élaborer d’autres méthodes tout aussi discrètes et efficaces. L’implant en est une illustration. L’anneau vaginal, dans une moindre mesure, reste aussi peu contraignant. Ces nouveaux contraceptifs présentent moins de risques que le stérilet (infections, déplacements, effets secondaires). 
Les femmes qui garderaient avantage à se faire poser un stérilet, par contre, sont celles qui supportent mal les hormones de synthèse. Les fumeuses ont également intérêt à opter pour cette contraception locale.

Quels sont ses inconvénients ?

Outre le risque (faible) d’infections et de déplacements, le stérilet déclenche chez beaucoup de femmes des règles abondantes et douloureuses. Ceci n’est pas vrai pour les stérilets à la progestérone, qui atténuent les menstruations jusqu’à déclencher parfois des aménorrhées.
Enfin, le stérilet ne protège pas contre les MST. Seul le port du préservatif est efficace à cet effet.

Y a-t-il des gestes à éviter quand on en porte un ?

Non, ou presque. Le stérilet est compatible avec toutes les activités physiques. La seule interdiction faite aux femmes qui portent un stérilet concerne les médicaments anti-inflammatoires, dont fait partie l’aspirine. Leur action diminuerait l’efficacité du stérilet. Cet effet secondaire n’a pas été véritablement prouvé. Dans certains pays, on ne tient pas compte de cette contre-indication. Mais, dans le doute, mieux vaut s’abstenir.

 

Elise Grandjean

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