Les cystites

Dans neuf cas sur dix, la cystite est provoquée par une bactérie vivant usuellement dans l’intestin. Lorsqu’elle n’est pas évacuée par les urines, cette bactérie se fixe aux cellules de l’appareil urinaire, entraînant l’infection.
Une cystite est généralement la conséquence de conditions hygiéno-diététiques mauvaises ou inadaptées (absence ou excès d’hygiène) , d’une constipation chronique, parfois des rapports sexuels …
Les femmes enceintes (pour des raisons mécaniques et hormonales) et les diabétiques (parce que les bactéries sont friandes de sucre) sont plus sensibles aux cystites.
- Boire suffisamment (au moins 1,5L d’eau par jour). La vessie étant un milieu favorable au développement des germes, cela permet d’enrayer leur multiplication.
- Avoir une hygiène intime quotidienne et sans excès. Une toilette par jour est suffisante. Il est préférable d’utiliser des savons doux aux produits trop agressifs (gels douches, désinfectants…), jamais à l’intérieur du vagin. Aussi, veillez à bien rincer et sécher.
- Uriner après les rapports sexuels pour bien vider la vessie. En effet, chez certaines femmes, de petites anomalies de la terminaison de l’urètre peuvent favoriser l’entrée de germes dans la vessie lors de rapports sexuels.
- Avoir les ‘réflexes hygiène’ par exemple, se laver les mains avant et après le passage aux toilettes (le germe étant transmissible) ou s’essuyer d’avant en arrière pour ne pas contaminer les zones sensibles (urètre, vulve, vagin)…
- Avoir une bonne hygiène alimentaire. Une alimentation équilibrée renforce nos résistances à certains germes et prévient la constipation qui multiplie les risques de cystite (par le développement accru de germes intestinaux).
- Ne pas se retenir pour uriner par exemple, lors de longs trajets en voiture…
- Préférer le coton aux matières synthétique et éviter les vêtements trop serrés qui favorisent la macération et l’apparition de bactéries.
- L’ envie fréquente d’uriner et en faible quantité.
- Des douleurs ou sensation s de brûlures en urinant
- Les urines sont troubles, malodorantes
- Une coloration rouge des urines liée à un sai gnement des parois de la vessie.
- Parfois des douleurs du bas-ventre
Notons qu’il n’est pas nécessaire d’attendre de constater l’ensemble de ces symptômes pour réagir.
Lorsque l’on croit en repérer les symptômes, l’automédication n’est pas de mise. Une consultation médicale est indispensable . I l n’est pas nécessaire de se tourner automatiquement vers son gynécologue, le médecin traitant est apte à régler le problème. Toutefois , lors d ‘une visite ultérieur e chez le gynécologue , informez-le que vous avez eu une cystite.
Le cas des cystites compliquées.
La cystite est plus grave lorsque les symptômes sont accompagnés de fièvre, de douleurs lombaires, et quand elles sont à répétition.
Là encore, plus tôt la cystite sera prise en charge, plus tôt elle pourra être soignée.
Les examens consistent en une cystoscopie ( observation de la vessie grâce à une micro-ca méra), un ASP (radiographie de l’abdomen), ou encore une échographie rénale et vésicale.
On l’aura compris, ces infec tions, pour la plupart bénignes se traite nt rapidement et simplement. Par de petits réflexes d’hygiène effectués au quotidien, ces infections peuvent être évitées . Mais si les symptômes se déclarent, n’hésitez pas une seconde à consulter votre médecin et ainsi éviter toute forme de complications ou autres répercussions sur votre santé.

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