Ma réponse à Sophie Calle

” J’aurais aimé que les choses tournent autrement. Prenez soin de vous. X. “. X sort de la vie de Sophie Calle. Et de sa vie intime sort une œuvre d’art. Exposée à la Bibliothèque nationale, à Paris, jusqu’au 8 juin 2008.

Un jour, Sophie Calle reçoit un mail de rupture. Mais l’artiste n’est pas femme à se laisser quitter sans broncher. La réaction à l’abandon est un plat qui se mange froid… et à une grande table. Au lieu de cliquer comme tout le monde sur la touche réponse, Sophie C. demande à 107 femmes, lambdas ou pas, de déclamer ou d’interpréter le fameux mail. Avec leur stylo, leur micro, leurs pinceaux, leurs touches de piano… Avec leurs dons, la nature de leur formation, la culture de leur profession… Il y a Elsa Zylberstein, qui pleure tous les mots et larmes de son corps devant la caméra. Une chasseuse de tête qui analyse le profil professionnel de X. Arielle Dombasle, qui monte dans les aigus pour chanter la rupture. Une consultante en savoir-vivre, qui commente, phrase à phrase, le manque de courtoisie de G. Camille qui chante sa ” douleur ” des malheurs de Sophie. Et Jeanne Moreau. Et Catherine Angot. Et Mazarine Pingeot. Et Florence Aubenas, Diam’s, Ovidie, Victoria Abril… Et une sexologue, une criminologue, une psychiatre, une diplomate, une ado experte en langage SMS… Et moi, moi, moi ? Qu’aurais-je écrit si Sophie m’avait invité, en avant-première, à la BNF ? Journaliste psycho, je prends mon plus beau clavier et me soumets à l’exercice imposé : rédiger un article à partir de ce fameux mail. Et pourquoi pas un test ?

Pourquoi je cours TOUJOURS après les hommes volages ?

X quitte Sophie Calle par amour… des autres femmes. ” Je croyais que vous aimer, que votre amour suffiraient pour que l’angoisse qui me pousse à aller voir ailleurs et m’empêche à jamais d’être tranquille et sans doute simplement “heureux” et généreux se calmerait à votre contact (…). Mais non. C’est même devenu encore pire (…). Alors, cette semaine, j’ai commencé à rappeler les “autres”", écrit-il.
Vous aimez, vous aussi, butiner du côté des hommes qui papillonnent ? Pour savoir ce qui se passe dans vote tête, répondez à ces trois questions.

1. Enfant, vos parents vous chantaient en boucle :
a. C’est ma fille, ma bataille, le fruit de mes entrailles
b. Allo maman bobo, maman comment tu m’as faite, j’suis pas belle
c. Les histoires d’amour finissent mal, en général

2. Votre devise pour choisir vos amies :
a. Qui se ressemble s’assemble : vous n’avez que des copines… jolies
b. Les amours passent, les amies restent : vous privilégiez la fidélité
c. Vous n’avez pas d’amies, elles pourraient vous piquer votre chéri !

3. Pour vous, mariage rime avec :
a. Cage
b. Maîtresse à tour de bras
c. Divorce dans deux mois

Vous avez un maximum de a : vous n’avez pas peur
Vous faites 100 % confiance à… vos atouts. Monsieur peut bien aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs, vous savez déjà qu’elle ne l’est pas et qu’il reviendra fissa sous vos draps. Attention à ne pas trop jouer avec le feu, au risque de terminer hors-jeu.

Vous avez un maximum de b : vous n’avez pas d’espoir
L’amour qui rime avec toujours ? Un mythe qu’on raconte aux petites filles. Autant miser sur le mauvais cheval dès le départ ! Les hommes volages et non fiables vous rassurent… et vous empêchent d’être déçue. Essayez, avec un psychologue ou un homme ” bien “, de vous réconcilier avec l’amour avec un grand A.

Vous avez un maximum de c : vous n’avez aucune confiance en vous
Il va voir d’autres femmes ? Quoi de plus normal ? Elles sont toutes tellement plus jolies, sexy, intelligentes et amusantes que vous. D’ailleurs, vous ne pensez pas mériter un homme pour vous toute seule… et partagez ! Reprenez confiance en vous et en vos atouts.

Exposition Prenez soin de vous/Sophie Calle, du 28 mars au 08 juin 2008, à la Bibliothèque Nationale de France, site Richelieu, à Paris.
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Florence Martin

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